Préambule
La version du conte populaire [1] revisité que je vous propose aujourd'hui s'inspire largement de faits réels, mais reste néanmoins et avant tout une fiction dont la finalité consiste à conscientiser les jeunes filles, mais aussi les femmes de tous âges, souvent fragilisées parce qu'en manque de confiance en elles, en quête d'amour, d'accomplissement ou de réalisation de soi, en difficulté financière, en dépression ou encore vivant seules avec ou sans enfants, qu'elles peuvent connaître dans leur entourage, parfois très proche, des personnes nocives qui tentent de prendre le contrôle de leur vie et de les manipuler.
Si la longue période de confinement que nous venons de connaître dans la lutte contre la propagation du coronavirus a vu une recrudescence de faits de violence intrafamiliale (VIF) et a été mise largement à profit par les cybercriminels de tous bords pour tenter d'escroquer de l'argent à leurs victimes, notamment par la technique du rançongiciel [2], force est toutefois de constater que des personnalités déviantes, perverses, narcissiques, voire de véritables psychopathes ou prédateurs sexuels, rôdent également sur les réseaux sociaux, - comme Facebook, YouTube, Twitter, Instagram, Snapchat, Périscope, ou encore Tik Tok qui fait actuellement un tabac chez nos jeunes de 10 à 15 ans -, qui nous sont très familiers, ainsi qu'à nos adolescents en recherche de reconnaissance et en quête d'adhésion.
Espérons dès lors que l'expérience du Petit Chaperon noir permettra à certaines victimes une prise de conscience et un éveil psychologique nécessaires pour se remettre debout, dénoncer et combattre la noirceur manipulatrice, un peu à la manière d'Arsène Lupin dans 813 [3].
Mais ne nous y trompons pas, si le loup peut montrer deux visages, la lutte risque d'être âpre et sans doute inégale...
Il est maintenant temps pour moi d'ouvrir cette boîte de Pandore, mais gardons bien à l'esprit que derrière un reflet se cachent parfois de sombres abysses ! Gageons dès lors que nous n'en sortirons pas totalement indemnes et que rien ne sera jamais plus comme avant...
[1] Si l'on connaît une centaine de versions différentes du conte Le Petit Chaperon rouge qui est l'un des plus populaires en Europe et dans le monde, - il existerait en effet même une version chinoise de ce conte -, la plus ancienne version connue semble être celle de Charles Perrault, parue le 11 janvier 1697 dans Histoires ou contes du temps passé, avec des moralités, recueil de huit contes, peut-être mieux connu sous le titre de Contes de ma mère l'Oye, avec notamment La Belle au bois dormant, La Barbe bleue, Le Maître chat ou le Chat botté ou encore Cendrillon ou la Petite Pantoufle de verre.
Les versions des frères Grimm viendront bien plus tard jusqu'à atteindre une version quelque peu édulcorée, la plus connue, parue en 1857.
[2] En anglais ransomware, le rançongiciel ou logiciel de rançon est un logiciel malveillant utilisé par les cybercriminels pour chiffrer des données personnelles de la victime qu'ils débloqueront en transmettant la clef si et seulement si une somme d'argent leur a été transmise.
[3] Ce roman de Maurice Leblanc, publié dans le quotidien Le Journal du 5 mars au 24 mai 1910, sera réédité dès 1917 en deux volumes intitulés 813 et Les Trois crimes d'Arsène Lupin, le titre du premier volume évoluera encore par la suite pour devenir La Double Vie d'Arsène Lupin.
C'est ainsi que l'on entend de la bouche de Lupin lui-même : « Cet individu, faisant montre d'une indélicatesse que je signale aux honnêtes gens, a usurpé mon nom, s'est servi de mes procédés et m'a compromis par ses maladresses et par la coupable légèreté avec laquelle il a livré au poignard de l'assassin celui qu'il avait eu l'honneur de dépouiller ».
